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Laboratoire Autogéré de Création


Prsentation du projet

Le LAC, c'est quoi?

 

Des ateliers:

- Menuiserie

- Bijouterie

- Moulage plâtre & silicone

- Electronique

- Illustration / peinture / graphisme

 

 

Des événements publics:

- Concerts

- Brunchs

- Lectures

- Expositions

- Cinéclub

- Etc

 

 

Le LAC fonctionne à prix libre (tant les événements, que pour l'utilisation des ateliers) et est mis à disposition de toutes et tous. Son fonctionnement est participatif, en aidant pour sa mise en place ou sur la récupération de matériels / nourriture / outils / autre.

 

Tu as du temps? envie de donner un coup de main? simplement de venir voir l'endroit et te faire ton opinion? N'hésite pas, ça serait dommage:

 

Hôtel de Ville 21, La Chaux-de-Fonds

Collectif du LAC (Facebook)

 

 

 

 

 

Anthony Martins de Macedo nous a fait le plaisir de nous écrire un texte, qui résume le pourquoi du comment de la nécessité d'un espace de liberté et de création dans la ville. Merci à lui.

 

 

En percevant les interactions d'individus comme le corps de chauffe de notre culture propre – celle qui nous distingue, le lieu humainement construit devient théâtre des événements.

 

L'espace dans lequel chaque individu évolue est une feuille blanche qui devient le support de notre imagination. Les murs nous entourant deviennent le décor d'un théâtre où nous nous retrouvons à jouer simultanément le rôle de l'acteur et du metteur en scène.

 

Les maisons / appartements / caves / greniers / garages / ateliers / locaux sont les lieux où toute création d'art prend forme. Ils sont une partie indivisible de la création qui voit le jour, penser leur statut revient à réfléchir sur les conditions d'émergence du dynamisme artistique.

 

La ville de La Chaux-de-Fonds connait une période faste dans le milieu de la culture et de ses productions. Depuis la création du Bikini Test, suivit de près par la Plage des Six-Pompes et de 2300 Plan 9, le citoyen chaux-de-fonnier est constamment en contact avec une énergie créatrice dense et palpable. Depuis le milieu des années 2000, les enfants de ces événements s'émancipent et s'activent sur une multitude de projets aussi frais et audacieux les uns que les autres. Ce bouillonnement manifeste entraîne notre ville dans les méandres de l'avant-garde artistique, nous permettant de toiser fièrement des villes comme Genève, fleuron de la culture romande.

 

L'offre culturelle est large et variée, mais si une qualité chaux-de-fonnière doit être relevée, c'est bel et bien sa scène dite underground, réunissant les créations et les projets, non pas de demain, mais bien de la semaine prochaine !

 

À la suite d'un tel constat, une analyse détaillée des raisons d'une telle activité est un devoir de notre part. Si aujourd'hui des événements comme Bikini, La Plage ou Plan 9 sont fortement institutionnalisés, il est nécessaire de se souvenir de leurs conditions d'éclosions. Car si La Plage prend ses quartiers dans l'espace public, Bikini à quant à lui pris possession de maisons abandonnées – au travers de l'association KA – avant d'obtenir les “Anciens Moulins”. Et que dire des polémiques autours du “Rocky Horror Picture Show” lors de l'édition de 1996 de “2300 Outerspace”, ancêtre de Plan 9 ?

 

les nouvelles dynamiques voient le jour dans de nouveaux lieux. Ces espaces doivent respirer la liberté. Non pas la liberté post-soixante-huitarde destructrice de “il est interdit d'interdire”, mais un retour à la liberté kantienne, celle de l'auto-détermination, d'un cadre autonome et assumé, taillé sur mesure aux besoins de ses occupants.

 

Les nouveaux lieux permettent de nouvelles utopies, elles-mêmes carburant de la machine créatrice. Le collectif du LAC a peut-être des objectifs inatteignables, mais c'est ce peut-être qui devient le terreau de perspectives créatrices et humaines insoupçonnées.

 

Une institutionnalisation rigoureuse assomme invariablement toute nouvelle structure alternative qui tente de prendre vie. Son espace de liberté est son oxygène et cet oxygène embrase les interactions humaines mettant sur pied des projets uniquement possibles dans des lieux de grandes flexibilités.

 

Un lieu qui prend la forme d'arrière boutique de la création, où l'élaboration des formules se bouscule ; avant de se glisser discrètement en vitrine, se couvrant du présentoir de son choix.

 

 

 

Lettre de soutien au C.L.A.C

par Anthony Martins de Macedo
Août 2013